Samedi 14 mai 2011 6 14 /05 /Mai /2011 14:04

 

"Le quartier Vauban à Frisbourg-en-Brisgau, un modèle pour une ville durable ?"

 

 

Introduction

Le développement urbain durable est un modèle de développement dont l'objectif est de concilier à la fois le progrès économique, l'harmonie sociale et la préservation de l'environnement dans les villes à court, moyen et long terme. A l'échelle d'un quartier, le quartier "Vauban", développé entre une zone d'activité et un cours d'eau au sud, la ville allemande de Frisbourg s'est employée ces dernières années à mettre en valeur cet objectif. Cette expérience est-elle probante ? Peut-elle constituer un modèle pour le développement urbain ?

 

I – Le quartier Vauban, modèle pour une ville durable

 

1- Un cadre de vie respectueux de l'environnement.
- accent sur la qualité de vie : paysagement urbain (1 et 2 : nombreux espaces verts), habitat fonctionnel de dimensions réduites (habitat collectif mais pas de tours d'habitation) (1), moderne et coloré (1)

- valorisation des énergies propres (1, 2) : panneaux solaires sur les toits des immeubles d'habitation et parking, utilisation du bois pour la construction (1).

- limitation de la place de l'automobile (2, 4) : grandes artères libres ; réglementation dans les zones d'habitation (limitation à 30 ou interdiction dans les "cours urbaines"). Les modes de transports non polluants sont donc valorisés : priorité aux piétons, vélo et tram (4) ; le car sharing est pratiqué par la moitié des foyers (3).

La ville veut donc avoir une empreinte écologique minimale.

2 – Concilier les 3 dimensions de la durabilité

Dans la logique d'aménagement urbain, il s'agit d'intégrer espaces d'habitation, d'échanges et de production sur un espace réduit (périmètre de 700 m autour des habitations (3)
- (2) De très nombreuses infrastructures publiques dédiées à l'enfance (nombreuses crèches et aires de jeux) et à la jeunesse ; lieux de socialibilité et d'échanges (cafés/restaurant centrés dans l'est du quartier) ; commerces de proximité.
- Insertion de la production dans la zone d'habitation, qui a permis la création de quelque 600 emplois. (3)

3 – Le résultat d'une politique publique concertée

- des choix soumis aux habitants (doc 3)

- concertation municipalité et "précédents résidents" (3)

- un aménagement programmé dans tous ses détails. Par exemple : parkings en périphérie de zone pour compenser limitation de l'automobile. Autre illustration : des bâtiments en projets/en construction. (2)

Transition : Une forte prise en compte des composantes de la durabilité. Mais mise en oeuvre à travers des mesures strictes. Cela conduit à un mode de vie contraignant.

II – Un modèle contraignant

1 – Uniformisation de l'espace et des modes de vie
- quartier neuf (1)
- homogénéité spatiale, visuelle (1,2)
- homogénéité sociale population plutôt jeune et active (nombreuses crèches) (1,2)
=> une certaine forme de ghettoïsation.

2 – Contraintes et contradictions
- réglementation très contraignante (doc 3). Ex : renoncer par écrit pour 10 ans à la voiture individuelle.
- activité économique limitée (petite zone artisanale qui ne peut couvrir qu'une partie des emplois) (3)
: le quartier ne peut vivre en autarcie, et les déplacements vers l'extérieur (des "migrations pendulaires") restent donc nécessaires.
Cette limitation de la mobilité créé des tensions

3 – Des tensions
- Discrimination des habitants entre ceux qui ont les moyens (prix prohibitif d'une place de parking et les autres) (doc 3)

- développement d'"incivilités" parmi les habitants nouvellement installés (5) : témoigne de résistances à cette emprise de la réglementation.

Conclusion

- un résultat assez probant, mais qu'il faudra juger à l'aune de critère de durabilité, c'est-à-dire sur le long terme.
- mais conditionné par des mesures draconiennes qui posent la question de la liberté individuelle, laquelle est une composante historique du développement des villes.
- Il y a donc un aspect culturel à cette question : spécificité de l'urbanisation allemande (des modèles sociaux des pays du Nord en général) Toutes les sociétés peuvent-elles réaliser ce mode de développement urbain durable ? Rien n'est moins sûr.

Par Fabrice Bocquet - Publié dans : 2nde Histoire-Géo français/anglais
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Mercredi 2 mars 2011 3 02 /03 /Mars /2011 12:05

Bonjour,

J'ai terminé de corriger vos devoirs sur l'enluminure médiévale. La moyenne de la classe est de 10, tout rond. Je peux, si vous le souhaitez, vous communiquer votre note individuelle : faites en la demande par mail, je vous répondrai rapidement.

FB

Par Fabrice Bocquet - Publié dans : 2nde Histoire-Géo français/anglais
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Mercredi 23 février 2011 3 23 /02 /Fév /2011 14:27

 

cassin.jpgPrésentation

 

L'iconographie est une enluminure, extraite d'un livre de psaumes (chants) du rite catholique, l'Exultet, créé dans l'abbaye du Mont-Cassin, en Italie, vers 1087, et appartennat au fond de la bibliothèque vaticane, à Rome. L'auteur n'est pas indiqué.

L'image représente une église dans laquelle se tient "la Mère Eglise", de part et d'autre d'elle se tient l'assemblée des clercs et des laïcs.

Le Mont-Cassin est l'abbaye mère du mouvement bénédictin puisqu'elle a été créée par saint Benoît (Benoît de Nursie). L'enluminure est réalisée dans un contexte de renforcement de l'emprise de l'Eglise sur la société, à l'époque où celle-ci s'affirme face aux pouvoirs laïcs, et notamment de l'Empereur, grâce à la réforme grégorienne (1071).

 

Description.

 

La représentation est organisée en triptique, par trois bandes verticales, selon le rythme architectural de l'église romane.

Dans le triptique central se tient le personnage de Mater Ecclesia, sous la voûte de la nef de l'église. C'est une femme gironde, vêtue d'une ample robe brune et sobre dans la partie supérieure, colorée et décorée dans la partie inférieure, sous la taille. Le col est dégagé, de larges pièces de tissu obliques descendent des épaules et sont prolongées par une large bande verticale. Cet empiècement des tissus peut évoquer un vêtement ecclésiastique, même si le personnage est dénué d'attributs religieux. Le visage serein et peu expressif fait face au spectateur de l'image ; une coiffe piquée de fleurs, ou de motifs décoratifs posé sur une abondante chevelure rousse, forme couronne. La Mater Ecclesia revèle une allure et une mise simple, sobre. Au centre exact de la représentation, à la verticale du faît du toit de l'église, encadrée de deux encensoirs, elle frappe par sa taille (elle touche presque la voûte) , bien plus importante que celle des autres personnages des groupes : ces faits suffisent à souligner son importance. Elle est dépeinte les bras écartés, appuyés et comme semblant retenir les parties la voûte de l'église au niveau de la nef où elle se trouve. Plus que les colonnes, très effilées, c'est elle qui soutient la structure.

Les deux groupes de personnages qui encadrent la figure centrale sont tournés vers elle. Ils se tiennent dans les bas-côtés de l'église. Les groupes sont fournis, des points de fuite obliques suggèrent le nombre important des fidèles.
A gauche, les clercs, tous des hommes portant robe ecclésiastique, et semblant avoir la tonsure monastique : ce sont les moines de Saint-Cassin. Les visages sont assez indifférenciés : leur chevelure est rousse, comme celle de la ME. Les deux personnages de front se détachent : ils tiennent un codex ; le rouge domine la palette, mais le plus à droite, se distingue par sa position plus proche de la ME, sa chevelure décolorée accusant son âge, la posture de génuflexion esquissée en direction du personnage central. Il s'agit sans doute de l'abbé.

A droite, le groupe des laïcs. Il est moins homogène, même si le traitement chromatique (rouge, ocre) du groupe est similaire à celui des clercs : un homme occupe le premier rang qui, par contraste avec le reste de la foule, porte un vêtement soigné, signe d'une condition aisée, respectable ; la respectabilité est appuyée par l'âge mûr ; la gestuelle, bras tendus vers la ME, et la génuflexion impliquent déférence et surtout piété. A sa droite une femme porte son nouveau-né, appelé au sacrement du baptême. Les femmes, portant coiffe, sont nombreuses dans le groupe. La foule s'étire, compacte et nombreuse, vers un point de fuite situé à droite. 

Enfin, l'église, d'apparence modeste, est marquée par des éléments de l'architecture romane : arc, voûte, chapiteaux en feuille d'acanthe qui surmontent les minces fûts des colonnes. La marquetterie chromatique du toit où le rouge alterne avec le bleu, le jaune pour les frises, donnent un aspect de gaité à cet ensemble, mettent en valeur le bâtiment.

 

Eléments pour le commentaire

 

  • Toute la société est assemblée dans l'église, et plus encore dans l'Eglise : l'iconographie joue des deux sens du mot. En effet, dans le bâtiment du culte, l'auteur dispose deux "types" de chrétiens : les clercs, précisément du clergé régulier, et les laïcs, dans la diversité de leur conditions sociales. Or, l'abbaye étant un lieu clos et dévolue à la vie monastique, il n'est pas envisageable que les deux composantes s'y retrouvent en même temps. Il faut donc lire cette image comme une vision symbolique, une métaphore de la chrétienté.
  • Dès lors le personnage désigné comme Mater Ecclesia apparaît comme une allégorie : la figure centrale par la composition, la taille, la gestuelle, équilibre, stabilise l'ensemble. Vers elle se tend toute la Chrétienté ; par son action, elle permet à l'église d'exister, de tenir droite. La ME est donc  l'allégorie de l'Eglise elle-même, qui fait tenir ensemble dans l'église, comme édifice, tous "ses" enfants. Certes plus grande, elle reste humble, son vêtement n'étant pas objet de luxe, la dévotion qu'elle suscite étant mesurée. Elle assume le rôle d'unification de la société dans le christianisme et dans la religion catholique, dont les emblèmes sont ici le livre et les encensoirs. 
  • Même distingués de part et d'autre de la nef centrale, les deux groupes de chrétiens sont traités avec égale importante ; symétrique, les deux groupes sont complémentaires, aucun ne l'emportant en dignité sur l'autre.
  • La place du livre qui est tenu par les clercs : Bible ou missel, l'Exultet lui-même probablement. En effet la représentation fait écho aux paroles de cet hymne. (cf. remarques ci-dessous)

 

Conclusion : société chrétienne en 2 "ordres" (ceux qui prient, ceux qui travaillent) unifiée dans l'Eglise (l'institution) et dans l'église (le lieu central de la vie chrétienne) : la miniature met en scène les deux sens du terme. Le document marque donc l'emprise du clergé sur la société du temps, mais comme avec modestie, en donnant à cette réalité une vision assez alerte, joyeuse, illustrant l'Exultet ("il exulte" ; cf. infra).

 

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Compléments (source : wikipedia)

 

1. Monte Cassino 80 km sud de Rome. Au plus de la sa gloire au XIème siècle sous l'abbé Désiderius qui devint plus tard le Pape Victor III. Jusqu'à 200 moines, et la bibliothèque est fameuse dans toute l'Europe.

 

 

2. L'Exultet est un chant liturgique par lequel l'Église catholique, durant la veillée pascale du Samedi saint, proclame l'irruption de la lumière dans les ténèbres (symbolisée par celle du cierge pascal qui vient d'être allumé) et annonce la Résurrection du Christ.

 

Extrait de l'hymne :

"Qu'exulte de joie dans le ciel la multitude des anges !
Chantez, serviteurs de Dieu,
et que retentisse la trompette triomphale pour la victoire du grand Roi ! [...]

Réjouis-toi, Eglise notre mère, toute remplie de sa splendeur,
et que résonne l'acclamation du peuple des fils de Dieu !…"

Par Fabrice Bocquet - Publié dans : 2nde Histoire-Géo français/anglais
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Vendredi 18 février 2011 5 18 /02 /Fév /2011 20:22

Bonsoir à tous,

 

Je récapitule les éléments donnés pendant le cours sur le dossier que vous devez rendre.

 

- dates : 25 février pour les première ; 15 mars pour les seconde

 

- nature du travail : un dossier argumenté (genre "grosse dissertation"). Objectif, répondre à une question que vous avez soulevée sur le thème choisi.

 

- taille : 8-10 pages, police 12, interligne 1.5 + illustrations

 

- mise en forme :

  • une couverture : titre, noms et prénoms, classe, année ; éventuellement illustration.
  • développement :
    • une introduction problématisée : situation du sujet (actualité, définition, enjeux, etc.), problématique sous forme d'une (ou de plusieurs questions, éventuellement), annonce du plan.
    • un développement argumenté (2 parties mini, 4 maxi)
    • une conclusion dressant le bilan (réponse à la question dégageant votre point de vue) et tirant des perspectives (soit prévisionnelles, soit en articulant avec les thématiques/des questions connexes).
  • une sitographie/bibliographie.

Ce travail, je le rappelle, constituera la note du second trimestre. Bon courage et à très bientôt,

 

F. Bocquet.

Par Fabrice Bocquet - Publié dans : 1ère ECJS français/anglais
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Vendredi 18 février 2011 5 18 /02 /Fév /2011 15:41

Correction "Lire et expliquer une enluminure" – Nathan p. 104

 

miniature-citeaux.jpgDocument : "Etienne Harding et Henri Ier offrent la maquette de leur abbaye à la Vierge" – Enluminure cistercienne, tirée du Commentaire sur Jérémie de saint Jérôme, XIIème siècle, Bibliothèque municipale de Dijon.

 

Question 1 : Présentez le document.

Cette miniature, datant du XIIème siècle est tirée du Commentaire sur Jérémie de Saint Jérôme, dont la copie manuscrite a été réalisée par le moine Oisbertus. La provenance de la miniature n'est pas précisée, mais, appartenant au fond de la bibliothèque municipale de Dijon, et représentant Etienne Harding, troisième abbé de Cîteaux, nous pouvons affirmer qu'elle a été réalisée dans cette même abbaye.

La miniature est une image de dédicace : elle évoque la cérémonie catholique de consécration des églises, lors de laquelle l'abbé de Saint-Vaast, Henri Ier et celui de Cîteaux, Etienne Harding présentent et vouent leur monastère à la Vierge.

Cette iconographie s'inscrit également dans le contexte du renouveau religieux du XIIème siècle, dans lequel les ordres monastiques et particulièrement celui de Cîteaux, créé en 1098, jouent un rôle moteur.

 

Question 2 : Identifiez et décrivez les figures représentées.

La miniature, dans l'encadrement d'une frise décorative (parties supérieure et inférieure) et manuscrites en latin (parties latérales), détache nettement 4 personnages sur un fond stylisé.

Au premier plan, dans la partie inférieure et placé devant la frise (ce qui créé un effet de surimposition), se tient l'auteur de la copie, Oisbertus. Il est figuré en taille réduite relativement aux autres personnages. Son corps marque une posture de génuflexion traduisant l'humilité de sa création. Il présente, tourné vers Etienne Harding et le doigt pointé sur lui, le manuscrit copié du Commentaire de Jérémie, désignant son "père abbé" comme commanditaire de l'oeuvre.

Au-dessus de lui, occupant la partie centrale de la composition, les deux abbés se tiennent parfaitement symétriquement de part et d'autre du trône d'où s'élève la Vierge. Leur posture, leur accoutrement et leurs attributs sont identiques : de la même taille que la Vierge (et très supérieure à celle du copiste), ils se tiennent droit ,comme sortis des eaux représentées à leurs pieds ; ils sont vêtus d'une aube blanche, caractéristique de l'ordre cistercien ; de la main droite ils tiennent une crosse, tandis que de la gauche ils soutiennent une représentation miniature de leur monastère. Leur visage auréolé est tendu vers la Vierge.

Présente à la fois dans le ciel et dans le monde terrestre, la Vierge surplombe la scène dans un axe vertical parfaitement centré de part et d'autre duquel l'artiste distribue les deux abbés : manière de dire qu'elle est présente aussi bien pour l'un que pour l'autre. Au sommet du triangle qu'elle forme avec les deux abbés – et fournissant également l'axe vertical de la croix du Christ – , elle est représentée en reine du Ciel, la couronne au front ; elle est vêtue d'une tunique blanche, aux plis cernés de rouge et d'or ; le bas de sa robe est d'un bleu profond, symbole traditionnel de sa nature céleste. Elle tient le livre d'Oisbertus dans la main gauche et sa main droite, paume ouverte vers les deux abbés, fait le signe de bénédiction.

 

Question 3 : Comment l'enlumineur a-t-il rappelé la hiérarchie des différents personnages ?

La construction de la représentation, les effets d'échelle ainsi que les divers symboles permettent de hiérarchiser les personnages.

Dans la partie inférieure, symboliquement la plus humble, se tient le moine copiste, dont le statut modeste est accentué par la taille réduite et la posture déférente.

Les deux abbés sont situés dans l'axe horizontal, représentés de la même taille que la vierge. L'auréole exprime leur sainteté ; la crosse, leur pouvoir et leur fonction pastorale ; surtout, le fait qu'ils tiennent les abbayes soulignent qu'ils en sont les directeurs temporels. Le fait qu'ils se soutiennent sans aide sur la mer souligne aussi le pouvoir spirituel, leur faculté à dominer les éléments. Enfin la parfaite symétrie des deux religieux met en scène leur égalité hiérarchique, la confraternité qui les relie dans l'acte de la dédicace de leur église à la Vierge.

La Vierge, être divinisé, trône dans le monde terrestre : elle est représentée en majesté.

 

Question 4 : Décrivez le décor

Le décor est stylisé, commandé par des lignes géométriques simples, courbes et ligne horizontale. La lisibilité scénique est accentuée par un choix chromatique limité à 4 teintes : vert, rouge au minium, bleu et or.

Les courbes permettent de délimiter plan (orbe) terrestre et plan céleste : la partie inférieure est celle du plan terrestre (en vert) ; au-dessus, la délimitation des deux plans est placée au-dessus de la tête des religieux, soulignée par une opposition entre le vert et bleu ; la partie supérieure est dédiée à l'orbe céleste où s'élève la Vierge : le bleu des cieux et les motifs d'étoile. La ligne verticale, dans la partie inférieure permet, de même que l'usage de la teinte rouge, de positionner les deux abbés sur l'horizon, de les détacher du décor.

Enfin, quelques motifs réalistes enrichissent ce schématisme de la représentation : la mer dans la partie inférieure ; les degrés qui conduisent au trône ; sur le plan décoratif, les chapiteaux qui supportent la voûte céleste décorée de draperies où s'inscrit le personnage de la Vierge, figurent la matérialité de l'église où se déroule la cérémonie de la dédicace.

 

Question 5 : Quelles sont la signification et la fonction de cette enluminure ?

L'enluminure prend son sens en la rapprochant des multiples éléments contextuels dans lesquels elle s'inscrit.

En premier lieu, il faut noter qu'elle illustre le Commentaire sur Jérémie de Saint Jérôme. Jérémie était un prophète de l'Ancien Testament qui, d'une part annonça la désolation de Juda et de Jérusalem1, et d'autre part, incarna un ressourcement spirituel2. Il est donc vraisemblable que cette figure fût délibérément associée par les Cisterciens à leur entreprise de rénovation religieuse pour signifier, de surcroît à travers la cérémonie de la dédicace, les volontés qui présidaient à l'instauration de leur mouvement religieux. On peut même ajouter que, le moine copiste dédicacant à Etienne Harding son manuscrit, il voulut souligner par là l'identification spirituelle entre le fondateur de Cîteaux et le prophète hébreu.

Cette lecture religieuse complète une lecture plus institutionnelle. L'ordre cistercien, créé en 1098, cherche à élargir son influence, à diffuser le mouvement de réforme spirituelle. L'occasion de la dédicace permet à la fois de sacraliser l'abbaye en la plaçant sous la protection de la figure divine de la Vierge – dont le culte est très important à l'époque – , et de la placer symboliquement sur le même plan qu'une abbaye déjà florissante à l'époque, celle de Saint-Vaast, qui elle aussi suit la règle bénédictine3. Par ce double moyen, l'ordre cistercien légitime son autorité et assied son pouvoir dans le paysage monastique du début du XIIème siècle.

 

L'enluminure permet donc de souligner l'influence grandissante de l'ordre cistercien au-delà du site originel bourguignon de l'abbaye de Cîteaux, ainsi que le rôle que joua Etienne Harding, le commanditaire de l'oeuvre, dans les premiers temps de son expansion4

1http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremie

2http://www.ephphata.net/quand-le-Ciel-parle/Jeremie.html

3http://arras.catholique.fr/page-10042-saint-vaast.html

4http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tienne_Harding

Par Fabrice Bocquet - Publié dans : 2nde Histoire-Géo français/anglais
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Mercredi 29 décembre 2010 3 29 /12 /Déc /2010 14:31

La question était : "En quoi la citoyenneté moderne hérite-t-elle de l'histoire antique" ?

 

Quelques remarques avant la correction :

 

La plupart d'entre vous ont mis en oeuvre, comme la question le demandait, une comparaison des citoyennetés antique et moderne (en prenant le cas de la France le plus souvent). En effet, pour montrer dans quelle mesure nos conceptions et nos pratiques de la citoyenneté sont héritées d'Athènes et de Rome, il fallait parler de celle-là et de celles-ci. La démonstration consistait alors à effectuer des rapprochements, à montrer les continuités, mais aussi à nuancer lorsque nécessaire. Un plan convenable était donc de décomposer le thème de la citoyenneté en lignes de force (la notion de citoyenneté, les droits et devoirs, l'organisation institutionnelle) pour dégager, pour chaque aspect, les rapprochements. Traiter successivement et linéairement citoyenneté antique puis moderne (ou l'inverse) n'était pas tenable, d'autant que la synthèse devait se limiter à une vingtaine de lignes.

 

La principale défaillance constatée est le traitement superficiel, approximatif de la question. Il y a donc rappel à l'ordre sur le travail personnel, d'autant que vous aviez les éléments pour produire une réponse intéressante (le cours d'une part, vos connaissances, le temps de compléter par des recherches, ce que trop peu d'entre vous ont fait). Il fallait mobiliser des faits concrets et notions précises, chercher l'exactitude, rendre à Rome ce qui est à Rome et à Athènes ce qui lui appartient, nuancer, de rien avancer que de vérifiable. Cette carence explique pour une bonne part la faiblesse des notes. Vous vous contentez, en règle générale, de bien peu. Le travail personnel ne doit pas être uniquement concentré sur la préparation ponctuelle des devoirs en classe !!

 

Autre défaillance : l'expression écrite. A ce stade de l'année, vous devez hausser votre niveau d'exigence. Rédiger, ce n'est pas jeter des bouts de phrase sur le papier en espérant que cela ait du sens. C'est (au moins dans le cadre d'un écrit scolaire) :

- le souci de la correction de la langue (registre de langue et vocabulaire ; syntaxe (ponctuation en particulier), orthographe), et de celui de la présentation matérielle (graphie, mise en page, copie impeccable).

- un exigence "morale"  dans l'acte d'écrire, lequel vous engage. Règles de conduite de base : prudence, justesse, sens de la mesure. Vous écrivez pour être lu par un autre. Cela va au-delà de l'écrit scolaire.

- une progression cohérente de la démonstration (et donc du raisonnement, c'est la même chose). Trois étapes, toujours : poser le problème ; le décomposer en plusieurs parties ; faire un bilan final. Dans le corps du paragraphe, hiérarchiser les développements, enchaîner logiquement les idées et les exemples. L'on doit pouvoir sentir que votre rédaction est "orientée" vers la résolution de la question.

 

 

 

 

Proposition de correction

 

Athènes au Vème siècle av J.-C., et Rome, de la République à l'Empire, ont inventé la citoyenneté, c'est-à-dire l'idée que les habitants n'étaient pas de simples sujets, mais participaient à la vie politique, à la vie de la cité. En quoi nos principes et nos pratiques de la citoyenneté héritent-ils de l'exemple antique ?

 

A Athènes comme à Rome, la citoyenneté repose sur la notion de cité, réalité politique et non territoriale. Dans le cadre de celle-ci, les habitants sont reconnus comme partie prenante de la chose publique, de la "res publica". Seulement, l'extension de cette reconnaissance varie en fonction de la définition statutaire de la communauté politique : très limitée à Athènes, où les conditions d'accès excluaient de fait la grande majorité de la population (femmes, esclaves, étrangers, esclaves) de la citoyenneté , celle-ci s'élargit dans l'empire romain jusqu'à déboucher, avec l'édit de Caracalla, en 212 ap. J.-C., sur une citoyenneté quasiment universelle. Les démocraties modernes, en France par exemple, concoivent également la vie politique comme communauté politique de citoyens. La différence étant que les conditions d'accès se sont progressivement élargies : la citoyenneté française est  liée à la nationalité, et  sans discrimination de sexe (depuis 1945) ou de condition économique.

 

L'exercice de la citoyenneté repose, dès l'Antiquité, sur le vote, qui manifeste l'implication du citoyen dans la vie de la cité.  Si le citoyen est véritablement souverain dans l'Athènes antique, puisque par le vote il élit ses réprésentants, vote les lois ou accède aux magistratures, il en va autrement dans le domaine romain où la maîtrise politique échappe aux citoyens, particulièrement à partir du principat d'Auguste. En ce sens, notre démocratie hérite bien davantage d'Athènes que de Rome [, même si l'on peut soutenir l'idée que la construction européenne dépossède en partie les citoyens européens de la maîtrise des décisions qui les concernent]. Quoiqu'il en soit, d'autres droits sont associés à la citoyenneté antique, ce sont les droits civils (sujets de droits protégés par la loi ; droit de mariage ; droit de propriété). Si nous avons hérité de ces droits, nos régimes les ont complété par d'autres, à l'époque moderne (DDHC de 1789 notamment) et contemporaines (les droits sociaux et économiques en 1945).

Les devoirs sont la contrepartie des droits, aussi bien de nos jours que pour les exemples antiques. Nous avons conservé l'idée que l'appartenance à la communauté politique était assortie de certains devoirs. Outre le respect des lois, nous avons  repris la notion de devoirs économiques (impôts directs et indirects, dûs par tous les citoyens romains ; principe d'une redistribution des riches vers les pauvres contenue dans l'institution des liturgies), mais d'autres sont tombés en désuétude : les devoirs religieux [quoique cela puisse être nuancé : aux Etats-Unis par exemple, où l'on peut parler d'une religion civique], et plus récemment devoirs militaires, puisque en 1996, le service national a été abandonné.

 

Enfin, la citoyenneté élaborée dans l'Antiquité a débouché sur des pratiques politiques très différentes. Au-delà des différences institutionnelles, Athènes comme Rome ont voulu se prémunir comme le retour de la monarchie et de la tyrannie. Dans le cas athénien, cela a été rendu possible par une véritable séparation des pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires sous le contrôle permanent de l'Ecclésia, c'est-à-dire des citoyens : une démocratie directe. A Rome, le passage de la République à l'Empire a correspondu dans les faits, sinon dans le discours, à un retour de la monarchie. Pourtant, si nous avons puisé dans l'exemple grec et l'avons adapté en démocratie représentative (Révolution Française), nous avons également gardé certains institutions romaines : le Sénat, par exemple (sur le "Capitole" aux Etats-Unis), mais adapté aux régimes démocratiques.

 

Il apparaît dont que les Modernes ont repris et adapté les formes de la citoyenneté inventées par les Anciens, aussi celle de la démocratie du siècle de Périclès que, paradoxalement, celle de l'Empire romain.

Par Fabrice Bocquet - Publié dans : 2nde Histoire-Géo français/anglais
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Mercredi 8 décembre 2010 3 08 /12 /Déc /2010 22:57

Bonjour, 

 

Je reprends ici les propositions que vous avez faites pour le prochain thème que nous étudierons en ECJS. Nous arrêterons notre choix et les objectifs de cette nouvelle séquence lors de la séance de rentrée, le 4 janvier prochain.

  • Le mariage homosexuel et l'adoption
  • L'évolution de la famille, des liens famliaux (divorce, familles recomposées, droits des enfants, etc.)
  • Citoyenneté et exclusion sociale (chômage, pauvreté, inégalités)
  • Citoyenneté et SIDA
  • Citoyenneté et immigrés (Roms, etc.)

 

La liste n'est pas close. Si vous avez d'autres idées...De nombreux sites sont consacrés à l'ECJS sur le net. Par exemple on trouve ici des sujets possibles.

Par ailleurs, je vous invite à faire vos commentaires à la suite de ce post, afin de commencer à dégager un ou des sujets qui retiennent plus particulièrement votre intérêt : quel aspect de ce thème vous semble intéressant dans la perspective de l'ECJS ? 

 

Merci de votre participation !

Par Fabrice Bocquet - Publié dans : 2nde ECJS français/anglais
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Samedi 4 décembre 2010 6 04 /12 /Déc /2010 22:57

Bonsoir,

 

Enfin, je vous livre ma synthèse réalisée à partir des comptes rendus que vous (enfin... les 2/3 de la classe, ce qui m'interroge) m'avez donnés à lire. Je dois dire que vos réflexions me sont très utiles pour construire mon cours, et je remercie ceux d'entre vous qui ont fourni un effort particulièrement exigeant d'analyse et de rédaction.

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Le constat général que je peux faire, à la lecture de vos remarques, est que vous avez apprécié cette activité. Ce qui n'est pas une surprise. Vous voyez dans le débat un possible enrichissement, à plusieurs points de vue :

C'est un enrichissement personnel d'abord. Non que cela se passe sans heurts ou sans trac : la question du stress créé par la situation, par les regards ; la concentration qui s'effiloche... Naturellement, vous en avez parlé, et vous attendez de ce type de situation un gain confiance en soi. Pour d'autres, plus assurés, le plaisir est déjà là, visiblement. Quoiqu'il en soit, qu'ils se sentent naturellement à l'aise ou non, plusieurs soulignent que le débat est une occasion, finalement assez rare et qu'ils ont pris du plaisir à saisir, de faire partager son opinion, mais aussi de se mettre à l'écoute, de pratiquer une ouverture à l'opinion d'autrui. Par là, d'accepter aussi de modifier son jugement, ou, après une évaluation objective, de se voir confirmer dans sa conviction. Je relève aussi que l'organisation frontale des débats n'a pas déplu, et en a même stimulé certains, mais d'autres imaginent le bénéfice à tirer d'une démarche plus collaborative, plus ouverte entre participants. Ce serait une autre configuration de débat à imaginer. 

C'est un enrichissement culturel. Certes, vous déplorez que les mêmes arguments aient souvent été usés jusqu'à la corde, et constatez, ce faisant, que la préparation n'était pas toujours suffisante ; vous pouvez regrettez, parfois, que le thème n'ait pas été élargi ; il reste que nombre de CR soulignent un approfondissement de la connaissance sur le sujet. Il ne faut pas dissimuler ici que les arguments avancés ont été loin d'épuiser, en effet, un sujet dont les implications sont très larges. De manière générale, votre culture citoyenne devra (et va) s'étoffer (principes et valeurs de la République, textes fondamentaux, institutions, système du droit national et international, etc.). Je vous accompagnerai dans cette démarche, mais ma mission ne sera pas véritablement de vous donner des "lectures", des "opinions" clés en main, mais plutôt de susciter votre curiosité, de vous soutenir dans la construction de votre identité de citoyen. La condition, pour avancer : que vous développiez autonomie et esprit de responsabilité.

 

170px-Aristotle Bust White Background TransparentLe troisième enrichissement est, je dirais, en gestation : celui des savoir-faire. Comment argumenter ? Contre-argumenter efficacement ? Quelle stratégie utiliser pour faire valoir son point de vue ? Comment se préparer ? etc. Vous n'avez pas encore les clés, mais vous formulez parfois clairement une demande pour les obtenir : ces questions vous vous les posez spontanément à l'issue de ces micro-débats, et c'est tout à fait positif. Pour le "prof", c'est objectif atteint ! Oui, car cette prise de conscience signe votre entrée dans l'âge de l'autonomie intellectuelle, si je puis dire. A ce propos il a pu paraître saugrenu à certains d'être contraint de défendre une position en conflit avec leur opinion personnelle. Je peux le comprendre, mais je persiste et signe !  Car si notre opinion nous est chère, certes, il ne faut pas s'en laisser abuser, s'auto-intoxiquer avec sa propre opinion (qui n'est pas toujours aussi personnelle qu'on le croit spontanément); toujours faire un pas de côté, prendre un peu de recul, essayer de se mettre dans la peau de l'Autre : bref, être autonome vis-à-vis de sa propre opinion. Ce qui n'exclut pas d'avoir des convictions.  

 

 

En ce qui concerne le déroulement des débats proprement dit, je serai plus bref. La formule dans son principe a rencontré votre assentiment : un débat en deux temps (exposition et débat) précédé d'une phase préliminaire, des arbitres, une disposition particulière de l'espace, une ambiance propice à l'échange, etc. Mais vous énoncez de très judicieuses observations et suggestions, qui retiennent mon attention, et sur lesquelles vous aurez vous-mêmes à délibérer : vous allez devoir prendre les choses en main, eh oui ! Je cite donc ici quelques unes de vos idées :

- rallonger les débats (concertation préliminaire, exposition et débat), ce qui me semble de bon sens, même si vous avez relevé que pour certains qui n'avaient pas préparé la séance, c'était parfois un peu long ! 

- enrichir le rôle des arbitres (plus d'animation de leur part)

- faire intervenir plus de participants dans les débats (2+2, ou faire intervenir le public). Je pense que c'est une idée à préciser. 

- Essayer d'équilibrer les débats entre intervenants de compétences assez proches. Personnellement, je suis assez réservé sur cette idée, même si j'en comprends le fondement. D'une part, on ne choisit pas toujours dans la vie ses contradicteurs, loin s'en faut ; d'autre part, même si l'on rencontre au départ des difficultés dans ce type d'exercice, c'est en se confrontant à des plus forts que l'on progresse. Comme aux échecs... Mais il faut accepter de jouer le jeu. Par parenthèse, la note que j'ai pu mettre ne doit en aucun cas être considérée comme une sanction (d'ailleurs j'avais défini une "note plancher" à 8/20), mais comme un moyen, au début de ce travail sur l'argumentation orale que nous allons poursuivre, d'échantillonner les compétences dans la classe, et vous permettre de vous situer. La note, dans l'enseignement d'ECJS, n'est absolument pas une finalité. 

- approfondir la préparation : j'ai déjà abordé ce point, et j'y reviendrai inlassablement. 1 heure tous les 15 jours, cela signifie que vous devez prolonger les activités réalisées dans le temps de classe par des recherches, par une auto-documentation, une veille personnelle. Toutes choses qui ne se mettront pas en place du jour au lendemain, mais qui est l'objectif pour la classe de la seconde. Je vous apporterai mon soutien, et vous solliciterai pour vous engager dans cette direction du travail personnel. Je conçois, vous l'aurez compris, ce blog comme la traduction de ce lien indispensable entre le "cours" et son prolongement par le travail et la réflexion personnelle.

 

Il n'était pas possible ici de rendre justice à l'ensemble de vos analyses, mais je pense avoir cerné l'essentiel.  

 

 

N'hésitez pas à faire vos propositions et commentaires à la suite de mon post.  A mardi !



 


Par Fabrice Bocquet - Publié dans : 2nde ECJS français/anglais
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Mardi 23 novembre 2010 2 23 /11 /Nov /2010 15:13

Rebonjour,

 

Merci à vous qui ce matin vous êtes prêtés de bonne grâce au "jeu de rôle" du débat. C'était le premier de cette année, et il y en aura d'autres, car il me semble que c'est un moyen privilégié de faire fonctionner l'ECJS, de lui donner un contenu, et même une saveur ! Par ailleurs, je suis tout à fait satisfait de cette séance, qui est très encourageante pour la poursuite des "opérations". 
 
Aussi, de manière à améliorer notre formule, à affiner notre démarche, nous avons besoin de faire un petit bilan, de l'activité :

De votre côté, je vous demande de rédiger un petit compte-rendu de l'expérience de ce matin. Les consignes sont assez larges, car je voudrais que votre texte soit aussi personnel que possible. Grossièrement, il faut aborder les aspects suivants (et pas nécessairement dans cet ordre) :

- L'organisation des débats : ce qui a marché, ce qui est à améliorer (vos suggestions...)
- Les débats en eux-mêmes : que vous ont-ils apportés ; votre opinion a-t-elle évolué sur le sujet abordé ? Justifiez.
- Enfin, plus délicate, mais plus cruciale pour vous : Comment personnellement vous avez vécu ce moment. Vous sentiez-vous à l'aise ? ou au contraire inconfortable ? Essayez d'analyser l'aspect personnel de la chose (car la prise de parole en public, l'échange d'opinion est une activité finalement très ..."personnelle"en un sens). Sur quel aspect avez-vous envie de progresser, par exemple.

 

Votre production devra faire, minimum minimorum une page. Et vous devrez me la poster au pus tard mardi 30 prochain (minuit, le cachet du routeur faisant foi !!). Tout le monde a mon adresse maintenant : no more excuses...


Sinon, quelques points que nous devrons aborder par la suite :
- améliorer l'efficacité de l'argumentation. Un argument doit être développé, illustré pour être efficace : il ne suffit pas de l'énoncer pour que, comme par magie, il fasse mouche. La voix, le geste, le regard aussi l'accompagnent, et contribuent décisivement à sa réussite. 
- approfondir la préparation : une meilleure connaissance des principes (je pense à la laÏcité, par exemple), normes, valeurs de la république française, et des textes sur lesquels ce "corpus" s'appuie permettra une argumentation enrichie, mieux fondée, inattaquable (ici et là, quelques arguments très "limites" ont été avancés). 

Ce travail sera le vôtre ... et le mien !!

Cordialement,

FB 

 

 

Par mydnl.over-blog.com - Publié dans : 2nde ECJS français/anglais
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Dimanche 21 novembre 2010 7 21 /11 /Nov /2010 15:00

Bonjour, 

 

Je vous adresse par mail ce jour les corrections de vos synthèses.

Si vous avez le souci d'améliorer la présentation de vos documents, je vous invite à faire le point sur l'utilisation de la typographie dans les documents, par exemple avec ce site : http://francois.huet.free.fr/typographie/ qui énumère les règles relatives à l'insertion des signes de ponctuation dans un document. Pour aller plus loin sur ce thème, vous pouvez visiter aussi ce site http://www.dsi.univ-paris5.fr/typo.html

 

La séance de mardi sera consacrée aux débats. Je vous conseille de bien affûter vos arguments ! Les règles de ces débats, je vous le rappelle, sont en ligne sur le site. 

 

Bonne fin de week-end et à mardi !

 

FB

Par mydnl.over-blog.com - Publié dans : 2nde ECJS français/anglais
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